Les concerts :


Bill Wyman’s Rhythm Kings, le concert au Royal Albert Hall du 12 novembre 2003.




Classic 21... 20ème anniversaire.




David Sonnenbluck et le Brussels Ballet.




The Musical Box au Cirque Royal le 3 novembre 2007 pour le "Black Show".




The SCABS play ’Royalty In Exile’.




One Way le 26 mai 2007 au Brussels Jazz Marathon.




Willy Willy & The Voodoo Band au Machels Bluesfestival le 5 mai 2007.




MARILLION au Forum de Liège le 12 mai 2007.




Saint au Bota le 25 février 2007... Concert d’enfer !




"The Musical Box" performs "Selling England By The Pound" au Cirque Royal de Bruxelles.




The Musical Box performs GENESIS - "Selling England By The Pound". Présentation.




The Machine, with Norbert Stachel.




Wallace Collection, le 9 décembre 2006, pour la 18ème édition des "Golden Years" au Sportpaleis d’Anvers (Antwerps Sportpaleis).




0110 - Le concert... frontstage




0110 - Les préparatifs du concert.




Wallace Collection en répétitions à Bruxelles




Beverly Jo Scott et Planet Janis à l’AB le 15 juin 2005




One Way aux Halles St Géry le 20 mai 2006




John Blackwell à la Jazz Station le 10 avril 2006




Mike Sanchez and his Band au Spirit of 66... Le concert du 23 mars 2006.




Aigles... Les retrouvailles et le concert du 25 mars 2006




Cœur de Rock, de Piero Kenroll, reçoit le Prix Crossroads




Spirit of 66 - 10 ans !




POCO - Spirit of 66 - 10 mai 2005




Skinny Molly - Spirit of 66 - 4 mai 2005




Willy Willy and the Voodoo Band - Présentation d’Hellzapoppin’ à l’AB




Jimi Hendrix - Émotions électriques... Loison-sous-Lens




Mike Sanchez and his Band au Spirit of 66, le 18 février 2005.




The Musical Box - The Lamb Lies Down on Broadway




Spirit Of 66 - Le cru 2004 !




Steve Earle & The Dukes




Willy With Wigbert




Graeme Allwright et Steve Waring




The Pretty Things - Spirit Of 66 - 8 octobre 2004 - 40 Years Anniversary Tour




Manfred Mann’s Earth Band & Status Quo... FN 19-10-04




The Pretty Things - Spirit Of 66 - October 2003




Peter Gabriel - Growing Up Tour



 
Festival du Gaou, Six-Fours Les Plages en juillet 2003

Lundi 28 juillet 2003, 10h15... Nous quittons notre endroit de villégiature, en Drôme, afin de nous rendre au Festival du Gaou qui se déroule dans le Var, à Six-Fours Les Plages, à côté de Toulon.

 

 

Plus de 300 bornes à parcourir, car nous faisons un petit détour afin de rejoindre Jean-Noël Coghe qui passe ses vacances dans sa résidence du Gard. Martine, l’épouse de Jean-Noël, toujours prévoyante et habituée des situations de crise, nous réchauffe des pizzas.

Nous sommes enfin parés et la « caravane », composée de... deux voitures, s’ébranle ! Jean-Noël, avec à son bord sa fille Leslie et Mathias, son compagnon, nous ouvre la route.

Journaliste international, mais Français avant tout, Jean-Noël appuie sur le champignon afin d’avaler rapidement les kilomètres sur cette autoroute du Sud.

J’ai beau avoir Françoise, mon épouse, à mes côtés, Caroline, notre fille, à l’arrière (toutes deux sont chargées de ne pas perdre de vue la Roover de Jean-Noël)... et 163 chevaux devant moi, sous le capot, j’avoue avoir du mal à le suivre. Je suis stressé sur cette autoroute à forte circulation.

Nous descendons à une vitesse de 130-140 km, nous faufilant à travers le trafic soutenu, impatients de retrouver Bill Wyman et les Rhythm Kings.

Nous n’allons pas à un concert... Nous allons retrouver des amis, des potes : Bill, Beverley, Terry, Mike, Andy, Albert, Graham, Chris, Frank, Nick et Tony Panico, le Tour Manager. Sans compter les roadies...

Depuis la rencontre à Music Planet en janvier 2003, les concerts de Roubaix, Bruxelles,... nous avons eu largement le temps de nous connaître, de sympathiser, de parler de choses banales, des choses de la vie...

Ils savent que nous ne sommes pas des chercheurs d’or, des chercheurs de stars.

Bill et tous les grands musiciens qui l’entourent apprécient. Quand, parfois, nous avons envie de nous retirer, ce sont eux qui nous interpellent en nous demandant si NOUS en avons assez de LES voir !

Le monde à l’envers !

Avec certains, nous avons maintenant des rapports quasi familiaux. Ils sont confiants car tous sont certains que nos conversations privées le resteront.

À l’affiche également de cette soirée : Aston Villa, Robert Plant et Jean-Louis Aubert. Est-ce un plus ? Nous verrons...

Vers 15 heures, nous arrivons à Toulon. Les portables chauffent entre les deux voitures. Que faire ? Rejoindre directement Six-Fours et assister au sound-check ou rejoindre l’hôtel afin d’accueillir Bill ?

Françoise téléphone à Tony, qui l’informe qu’ils ont pris du retard et ne pourront être présents avant 16h30-17h00. Ils passeront par après à l’hôtel.

Le roaming fonctionne à merveille : nous appelons de France, passons par la Belgique, sommes transférés en Angleterre et aboutissons à nouveau en France, à une centaine de kimomètres de l’endroit où nous nous trouvons ! Vive le portable et ses factures.

Nous filons à l’hôtel, l’Holiday Inn Garden Court. Plus d’une demi-heure de route dans les encombrements de circulation et des feux de signalisation à profusion, toujours au rouge !

Toulon, too long, trop long à traverser. Le producteur de Bill en France, nous a réservé des chambres. Nous déballons rapidement nos quelques bagages, alors que Jean-Noël s’en va chercher les frères Cogoni, ses « frangins »...

Sergio, Aldo et Bruno... Les Sunlights ! ! !

Ce rock’n’roll qui débarque début des années 1960, c’est LEUR musique. Et ils ne veulent pas rater le train. Mais pas question d’être dans un wagon, à la traîne. C’est la loco qu’ils visent ! Leur premier enregistrement se nomme Day Train...

Ils ont débuté à Roubaix, à Mouscron. Des puristes, des initiateurs, des apôtres qui pratiquent un rock’n’roll qui déménage. Ces gars sont des ouvriers, tisserands durant la journée dans une usine de Roubaix, et passent tous leur temps libre à répéter, à se perfectionner, inlassablement.
En 1961, ils remportent à Ciney, en Belgique, devant 10000 spectateurs, le concours de « La Guitare d’or », passent au Golf Drouot.

Dans la foulée, Jean Vanloo leur décroche un contrat chez Decca. Ils vont accompagner Gene Vincent, faire la première partie des concerts des Animals, enregistrer Le Déserteur, reprise de la version de Peter, Paul and Mary.

Les intellectuels français sont dérangés, indignés. Mais le succès populaire est au rendez-vous et ce titre les hisse au rang de vedettes. De nombreux disques d’or vont les récompenser [1].

Jean-Noël rejoint l’hôtel vers 18h20, suivi des Sunlights. Aldo est accompagné de son épouse. Un autre véhicule arrive en même temps et se place devant l’entrée de l’hôtel.

Le chauffeur quitte la voiture, la contourne et ouvre la portière arrière-droite de la limousine...

Chemise bariolée, short blanc, Robert Plant, impérial, descend. Il me regarde, me salue et je le salue. L’homme est impressionnant et sa chevelure toujours autant flamboyante. La classe...

Il a terminé son sound-check, vient se reposer et surtout profiter de l’air conditionné car la température avoisine les 45°... à l’ombre. Le chauffeur lui donne rendez-vous à 19h30 afin de regagner Six-Fours.

Jean-Noël nous présente ses « frères » de rock, pas de sang. Mais c’est certainement le même qui coule dans leurs veines et fait battre leur cœur, immense. Et comme les potes de mon pote sont mes potes... le courant passe immédiatement.
Personnages sympathiques, accueillants, gens du Nord qui ont l’accent du Sud, Italiens qui ont le cœur sur la main.

Le producteur m’appelle sur mon portable : « Bill et toute la bande sont bloqués à Six-Fours. Ils n’ont pas le temps de passer à l’hôtel... ».
Nous devons donc partir immédiatement !

Je fonce dans la chambre prendre le matos photo et une dizaine de films 1600 ASA. J’embarque dans la petite Peugeot des Sunlights, qui ouvre la route, tandis que Jean-Noël suit, avec Leslie, Mathias, Françoise et Caro à bord.

Les Cogoni ne font que se disputer, à l’italienne bien entendu. On parle fort pour impressionner l’autre, sans aucune agressivité, à propos du choix de l’itinéraire.

Chacun a son idée, son parcours. Heureusement, il n’y a qu’un volant !

La route est longue et la chaleur pesante. Je pose des questions et ils me parlent d’eux. Assis à l’arrière de la Peugeot, quarante années de styles musicaux me cernent ! Mais je ne retiens qu’une chose, fondamentale, car leur philosophie est simple, simpliste, réaliste : « Nous avons pris notre pied, mais jamais nous ne nous sommes pris la tête. Nous savions bien qu’un jour tout cela allait s’arrêter. Nous nous sommes bien amusés ». Si cette réflexion pouvait servir, aider certains qui ont tendance à "se la prendre"... ?!

Il est plus de vingt heures quand nous arrivons à Six-Fours. La gendarmerie nous guide vers les emplacements de stationnement, sur une base militaire !

Le temps de rejoindre l’île du Gaou, que seul un pont dessert, et Aston Villa a terminé sa prestation. La scène est immense. Devant elle un important dégagement ceinturé par des tribunes.
Capacité du lieu : 5000 places assises. Le service d’ordre est imposant et le producteur nous a prévenu qu’il nous serait difficile de passer backstage car certains artistes ne veulent pas être envahis par les invités de la production.

Leslie et Françoise, munies du pass « Bill Wyman Tour » veulent aller voir backstage. Ce sésame n’est pas valable au festival, mais les gardes n’osent pas poser de questions. Elles reviennent quelques minutes plus tard. Tous nos amis sont bien là.

Caroline et moi empruntons les badges et franchissons à notre tour le barrage. Un grillage nous sépare de l’arrière de la scène et de l’escalier qui permet d’y accéder. Bill s’y trouve, entouré des Rhythm Kings. Ils nous aperçoivent, gesticulent et s’écrient : « Hi, Caroline, Patrick... Come on ! ».

Contrôle supplémentaire simplifié, car le deuxième barrage a vu et entendu.

Demandez le programme !

Embrassades, poignées de mains, tapes dans le dos. Chacun prend rapidement des nouvelles de l’autre.

Caro fait la bise à tous les potes, se retourne et se retrouve nez à nez avec Jean-Louis Aubert, qui veut également l’embrasser. Ne le reconnaissant pas, elle le snobe magistralement.

Je lui serre la main. Il doit se demander qui nous sommes pour être tellement intimes avec Bill et ces musiciens mondialement connus.

Robert Plant
Jean-Louis Aubert

Le producteur discute avec tous et s’occupe de tout coordonner. Il me salue rapidement. Il est manifestement stressé. Pas facile de s’occuper de toutes ces pointures et des contraintes techniques. Le changement de matériel s’effectue, les techniciens sont affairés, des dizaines de guitares sont alignées, dont la Steinberger « headless » de Bill.

J’abandonne Caro qui discute avec Bill, Terry et Tony et gagne l’immense tente qui abrite le bar, le buffet et de très nombreuses tables. D’autres très grandes tentes, qui servent de loges, ont été installées plus loin, dans un cadre superbe, sous les arbres, au bord de la mer. Toutes sont équipées de canapés, de chaises, de tables,...

J’aperçois Daniel Jacquemet, financier réputé qui est, entre autre, l’associé du producteur. La cinquantaine fringante, les cheveux argentés mi-longs, Daniel est un fin connaisseur en blues, en rock et en... célèbres pinards ! Il ne craint pas de faire des centaines de kilomètres pour assister à un concert, et manie parfaitement la guitare. Nous nous faisons l’accolade et il me tend immédiatement une coupe de champagne. Ce type a une classe folle.

Daniel s’inquiète de savoir où sont les autres. Je lui explique que nous n’avons pas assez de pass, que le producteur nous avait prévenu. Je lui annonce que nous sommes accompagnés des Sunlights...

« C’est vrai ? ! Mes premiers 45 tours sont ceux des Sunlights ! Voici des pass. Amène tout le monde ici et shoote toute la soirée, Pat » s’exclame-t-il ! Je leur apporte les sésames, mais tous veulent rester à l’avant pour assister au concert !!!

L’heure est arrivée. Bill, suivi du band, gravit les marches et monte sur scène. Je suis devant la scène, dans l’espace réservé, prêt à mitrailler. Certains me font un signe, d’autres m’adressent un clin d’œil. Mais les conditions sont pénibles, le soleil étant encore présent, dans le dos du groupe. Je l’ai donc de face !

Pas évident non plus pour le public, ni pour les musiciens qui ne sont pas encore servis par les rampes d’éclairage.

Mais Bill et les Rhythm Kings n’en ont cure. Ce sont des pros et ils en ont vu d’autres. D’ailleurs, le groupe n’a pas besoin de trop d’artifices pour aller à l’essentiel : la musique qu’ils interprètent. Pour d’autres, c’est plutôt l’inverse ! Comme à chaque fois, ils donnent immédiatement le meilleur et le public le perçoit, décolle.

Jean-Noël a prévenu Mike Sanchez que les Sunlights seraient présents.

En 1993, Mike fait partie des Big Town Playboys, qui accompagnent Jeff Beck sur l’album Crazy Legs, hommage à Cliff Gallup et donc à Gene Vincent.

Les Sunlights ont accompagné Eugene Vincent Craddock en 1963, et Mike veut les rencontrer après le concert. Et il leur a réservé une surprise...

Mike s’empare du micro et annonce au public : « Race With The Devil, en hommage au Sunlights, présents ce soir parmi vous, dans le public ! ». Ce dernier jubile et l’ambiance monte encore d’un cran.

Ce titre emblématique, les Sunlights l’ont joué avec Gene Vincent, quarante ans plus tôt !

Les morceaux de rhythm’n’blues, de boogie-woogie, de rock’n’roll se succèdent.

Le band s’amuse, communique et communie avec le public, qui le ressent, comprend qu’il a devant lui dix musiciens incroyables, au pédigrée impressionnant, sollicités par les plus grands. Certains d’entre eux se sont produits lors de concerts rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes.

Pour The Wall, le mythique concert qui se tiendra le 21 juillet 1990 à Berlin, Roger Waters officie avec Graham Broad aux drums, et Andy Fairweather-Low à la six-cordes et à la basse. Ils accompagnent également la tournée In The Flesh.

Graham s’est produit avec The Drifters, Benny King, The Temptations, Edwin Star, Vanessa Mae, a joué avec The Beach Boys, Tina Turner, Stevie Wonder, George Michael, Culture Club... Andy est à côté de Clapton sur le Unplugged, sur la scène du Royal Albert Hall de Londres, le 29 novembre 2002, pour l’extraordinaire Concert for George... tout comme Albert Lee et Chris Stainton.

Beverley Skeete tourne avec Roger Waters, enregistre avec Van Morrisson, Elton John, Paul Young, Tina Turner, Sting, Robbie Williams... Terry Taylor, l’ami de Bill depuis 35 ans, a été le guitariste de The End et de Tucky Buzzard, a joué avec Muddy Waters à Montreux.

Albert Lee est considéré par ses pairs comme le meilleur guitariste de country au monde.
Il travaille avec Clapton, Joe Cocker, Emmylou Harris, les Crickets (le groupe de Buddy Holly), les Everley Brothers...

Frank Mead a joué avec B.B. King, Alexis Corner, Mick Jagger, George Harrison, Paul McCartney, Roger Waters...

Nick Payn avec Al Green, Martha and The Vandellas, Cliff Richard, The Kings, Lonnie Donegan, McCartney...

Chris Stainton accompagne Clapton, Joe Cocker. C’est lui qui assure, en 1969, le clavier sur With A Little Help From My Friends.

Mike Sanchez, le plus "jeune", possède déjà une carte de visite impressionnante.

Gary Brooker - Procolm Harum - le présente à Clapton. Il collabore avec Fleetwood Mac, Jeff Beck... Il est l’un des plus extraordinaires, des plus démonstratifs représentants du rhythm’n’blues et du rock’n’roll au monde.

Quel groupe au monde possède une telle carte de visite ?

Je voyage dans une superbe limousine.

Neuf musiciens, neuf cylindres et un démarreur..., l’ex-bassiste du plus grand groupe de rock’n’roll au monde... Bill Wyman !

Mike, le « fou » du groupe, ne tient plus en place. Il doit exploser, comme d’habitude.

Il se retourne, fait un clin d’œil à Bill. Ce dernier a compris. Moi aussi !

Je suis à nouveau backstage, à côté de Robert Plant, prenant quelques photos latéralement afin de contrer ce satané soleil.
Je fonce à l’avant.

Téléphone portable dans une main, martelant son clavier de l’autre, Mike entame Chantilly Lace : « Hello, baby... yeah... this is Mike Sanchez’s speaking...Oooooh...It’s so good to speak to you too, honey... ». Et c’est parti, la « machine » s’emballe.

Mike se lève, quitte son piano, met un pied sur un haut-parleur de retour, harangue le public, chauffé à blanc. La hauteur de la scène doit être de plus d’un mètre cinquante.

Mike, tout en chantant, saute et se retrouve dans l’espace réservé, séparé du public par des barrières métalliques. Deux sbires de la sécurité accourent et encadrent Mike.

Je jubile... ils ne le connaissent pas !

Mike pose ses pieds sur le socle de la barrière, tend son micro au public qui reprend en chœur la chanson. Et il enjambe bien évidemment cette barrière, se retrouvant parmi le public, son public.

Les gars de la sécurité sont affolés, ne savent quoi faire. Mike fend la foule, les gens dansent avec lui, applaudissent, chantent, crient, hurlent, sifflent...

Sur scène, tous les autres sont hilares, se marrent comme des gosses qui viennent de faire une bonne blague.

Mike s’extirpe de la foule et parvient péniblement à regagner la scène, sous un tonnerre d’applaudissements.

On arrive au terme de l’heure impartie au groupe. Bill présente un à un tous ses musiciens, ses collègues, ses amis.

A chaque fois, il a un mot pour eux. Pour Terry, par exemple : « Je le connais depuis 35 ans et c’est mon meilleur ami. Et je l’adore, car il est plus... petit que moi ! ». Pour Graham : « Quand il n’est pas en tournée avec Roger Waters, il joue avec nous ! »...

Berverley présente, si besoin en est, Bill...

« Ladies and gentlemen, the Boss... Mister Bill Wyman ! ».

Les applaudissements reprennent, de plus belle, immédiatement décuplés car les potes de Bill entament le riff de "Satisfaction" !

Bill, souriant, fait un signe négatif de la main, indiquant clairement que cette page est définitivement tournée. Il appelle l’équipe à le rejoindre sur le bord de la scène et ils saluent, comme un seul homme. Ils remercient le public, sincèrement. Ce dernier hurle, exige un rappel, mais son vœu ne sera pas exaucé. Le matériel doit être démonté pour faire place à Robert Plant et à son groupe.

Nous nous retrouvons sous la tente. Jean-Noël présente les Sunlights à Mike, Tony et Terry. Bill rejoint le groupe, en survêtement de cricket. « Tu tombes à pic puisqu’il manquait un bassiste aux Sunlights ! » s’exclame Jean-Noël. Bill rigole. J’immortalise bien entendu ce moment historique sur la gélatine : Bill Wyman’s Sunlights ! Des discussions débutent concernant Gene Vincent, Vince Taylor...

Je vais jeter un œil, et une oreille, au concert de Plant qui vient de débuter. Une immense toile a été installée à l’arrière de la scène, des bâtons d’encens fument. Rien à voir avec les Rhythm Kings et ce n’est plus Led Zeppelin, mais Robert Plant est toujours une bête de scène.

Son interprétation est magistrale et son groupe efficace. Comment définir le style ? Rock’n’roll mêlé de sonorités orientales et de fièvre psychédélique,... ? Je laisse cela aux spécialistes !

Il va, ils vont interpréter If I Ever Get Lucky, Four Sticks, Morning Dew, Gallows Pole, Going To California, Hey Joe, Ramble On, Babe I’m Gonna Leave You, extraits de Dreamland et des quatre premiers albums de Led Zep, mais aussi des reprises comme Girl From The North Country - Dylan - et A House Is Not A Motel - Love. Je retourne backstage avant la fin de la prestation de Robert Plant.

Michael Jones nous a rejoint. Sympathique, ouvert, abordable. J’admire ce guitariste depuis toujours. Son sang gallois explique sans doute son feeling, sa dextérité. Et en plus, ce gars a refusé que le showbiz français le façonne. Nous entamons la conversation. Il me dit avoir eu une folle envie de rejoindre Bill et le groupe sur scène et de jouer avec eux. Dommage qu’il ne l’ait pas fait. Le moment eut été encore plus extraordinaire.

Je lui parle du concert de 1998 à Forest-National. Françoise et Caroline voulaient voir Goldman. Ce n’est pas ma tasse de thé. A chacun ses chapelles. Je les accompagne néanmoins, parce que Michael est sur scène. Goldman va rapidement me gâcher la soirée en évoquant, devant 6000 personnes, la victoire de l’Equipe de France lors de la coupe du monde de football, en parlant de la piètre prestation des Belges. Rien à foutre du foot, ce sport qui oppose les personnes, les peuples alors que la musique est fédératrice et universelle. Je suis venu écouter, voir des musiciens et non entendre un discours chauvin, maladroit, à la limite du grotesque.

Gros problème avec le catering : certains semblent avoir abusé et il n’y a plus assez pour servir tout le monde. Bill veut que l’on réserve un restaurant pour nous tous. Nouveau problème étant donné l’heure tardive... le restau ne peut tous nous accueillir. Bill demande que l’on y emmène le groupe et décide de rester avec nous, tout comme Terry.

Il fait commander des entrecôtes et des frites. En attendant, on essaie frénétiquement de retrouver le tire-bouchon qui nous permettrait d’ouvrir, et de faire déguster à Bill et à Terry, des vins de Côte de Nuit.

Daniel a amené une quarantaine de bouteilles, ainsi que du champagne ! Ouf, nous l’avons ! Bill est au vin blanc, comme d’habitude, mais accepte à la demande de Terry de goûter ce merveilleux vin rouge. Il est conquis et délaisse le blanc.

Terry, Mathias et Leslie sont à une table ; Françoise, Caro, Jean-Noël et moi à une autre, avec Bill. Nous avons enfin le temps de parler.

Nous prenons des nouvelles de Suzanne, son épouse, de Katie, Jessica et Matilda, ses trois filles. Toute la famille est à Vence et il a hâte de les rejoindre. Bill s’informe des résultats des examens de Caro, de nos vacances,... Bref, une discussion banale avec un homme simple, serein. Jean-Noël lui demande s’il a l’intention de sortir un « live » de cette tournée. Bill ne sait pas encore mais le matériel est là : tous les concerts ont été enregistrés à partir des consoles.

Je suis d’accord avec Jean-Noël et insiste, car cette tournée est formidable. Bill nous confie que c’est la meilleure formation avec laquelle il a joué. Le groupe est homogène, cohérent. Tous sont sur un même pied d’égalité. Mais il est un peu déçu du concert qu’il vient de donner, trop court : « Le public en voulait plus. Nous avons dû nous arrêter alors que l’ambiance était très chaude. »

Pas comme les entrecôtes et les frites qui viennent enfin de nous être livrées ! Mais Bill ne se plaint pas. D’autres stars ( ?) auraient piqué une colère. A côté de Caro, il mange. Il déguste les « chips », les « french frieds » avec les doigts. Caro lui explique qu’il est important que les frites soient servies chaudes, afin de bien les digérer, et que nous irons en manger à Bruxelles, dans une friture réputée dans toute l’Europe, lorsqu’il reviendra en Belgique. Même Jauni Sansidée (Hallyday) y est allé, discrètement comme d’habitude... en Ferrari et escorté par les motards de la police de Bruxelles ! Rolling Potatoes !

Plus loin, hors de la tente, nous entendons des bribes de conversations. Le ton monte...

Je vais voir ce qui se passe. Robert Plant dépasse le temps qui lui est imparti et Jean-Louis Aubert ne veut pas se produire après minuit. Impossible de virer Plant de la scène, comme me dit l’un des responsables. L’énervement gagne toute l’organisation. Mais, heureusement, Plant termine enfin. Bill termine son repas, tout en continuant à discuter avec Caro, Françoise et Jean-Noël. Ce n’est certainement pas lui qui pose problème !

A près de minuit, Jean-Louis Aubert monte sur scène. Je vais rapidement faire quelques photos, car la bande à Bill vient de revenir du restaurant.

L’ex-Téléphone fonctionne et le public répond. Je retourne backstage.

Il est plus de minuit, nous sommes le 29 juillet et c’est l’anniversaire de Françoise. Je l’avais déjà annoncé quelques jours avant, par SMS à Terry, Tony et Mike. Tous se précipitent pour lui souhaiter un bon anniversaire et bien entendu entonner Happy Birthday to You.

De nouvelles bouteilles sont à nouveau ouvertes. A plus d’une heure du matin, nous décidons de rejoindre l’hôtel. Nous montons tous dans les navettes VIP qui sont les seuls véhicules autorisés à franchir le pont.

Jean-Louis Aubert est toujours sur scène et le public est, manifestement, heureux. Les navettes nous déposent devant le car du band.

Bill nous demande d’embarquer avec lui, dans ce véhicule à deux étages et aux vitres teintées, occultées.

Lance, le meilleur chauffeur nous certifie Bill, manie cette masse avec délicatesse et va déposer Jean-Noël et les Sunlights près de leur voiture. Leslie, Mathias, Françoise, Caroline et moi restons dans le car, installés au premier étage, dans un salon en cuir, en compagnie de Bill, de Terry et de Tony. Le véhicule est impressionnant. Il est loué, le temps de la tournée, à la société Star-Line.

Le rez offre salons et tables, bar, télévision, Hi-Fi, espace cuisine, frigo, douche, toilettes, compartiment à bagages, et un escalier qui mène au premier, où nous nous trouvons. Ce dernier comprend 14 couchettes, un salon équipé d’une télévision 16/9, d’un magnétoscope, d’un DVD, d’une chaîne hi-fi, d’un bar. C’est un hôtel sur roues. Seule la piscine manque...

Le trajet vers l’Holiday Inn dure près de trois quart d’heure. Caroline et Françoise, curieuses comme d’habitude, ouvrent les différents placards et la porte du bar.

Eau, sodas, bières bien évidemment, mais de nombreuses bouteilles d’alcool, que l’on n’aperçoit pas directement, sont planquées ! Bill, Terry et Tony se marrent. Mike nous rejoint, une canette de Heineken à la main. Bill nous montre les jeux de cartes, leur occupation favorite durant certains déplacements qui durent de nombreuses heures. Et aussi le cahier qui consigne les scores de chacun. « Mais ils trichent tous », nous dit-il en riant et en nous adressant un clin d’œil !

Nous arrivons à l’hôtel. Il est plus de deux heures.

Bill veut que nous finissions la soirée ensemble, mais le bar est fermé, les salons éteints. « Ce n’est rien, nous allons dans la suite qui m’est réservée et nous prenons ce qu’il nous faut dans le bar du car qui est suffisamment bien garni » propose Bill.

Mais il me semble que nous sommes fort nombreux. Je vais donc trouver la personne de garde à la réception et lui demande s’il a moyen de rallumer l’éclairage du bar et des salons afin que nous nous y installions.

Il sait que c’est Bill Wyman qui est à quelques mètres de lui et acquiesce immédiatement. Nous nous donnons rendez-vous dans dix minutes, le temps pour nous tous de déposer nos affaires dans les chambres, et pour moi de récupérer le cadeau que je destine à Bill.

Avec toutes les photos que j’ai réalisées à Roubaix et à Bruxelles, je lui ai préparé un album photos de belle dimension, 30 sur 34 cm, contenant 100 feuilles. Il contient des tirages, en grand format, des meilleurs clichés, ainsi que deux CD reprenant la totalité des photos en haute définition. Je retrouve Bill dans le hall. Il est hilare : « Jamais je n’ai eu une suite comme celle-là ! Je suis obligé de quitter la chambre par le couloir afin de gagner le salon ! » nous dit-il. Jean-Noël, Sergio, Daniel nous ont rejoint. Nous descendons les marches qui nous mènent au bar et aux salons. A gauche, nous découvrons la piscine, entourée de chaises longues. Terry nous demande si nous avons pris nos maillots ! Non, lui répond-on en chœur. « Ok, ce n’est rien, nous allons tous nager tout nu ! ». Tout en rigolant, nous déclinons l’invitation. Et voilà, si j’avais shooté pour Voici, j’aurais appuyé sa demande !
Nous nous installons dans les fauteuils, débouchons les bouteilles de champagne, de vin. Nous trinquons encore une fois à nos retrouvailles et à l’anniversaire de Françoise. Bill est intrigué par le gros carton que j’ai amené. Bien que connaissant la réponse, je lui demande combien d’archives il pense avoir. « Plus de 500 000 pièces » me répond-il, intrigué. J’ouvre le carton et en extirpe l’album, que je lui tends en lui disant : « Et bien Bill, en voici une de plus ! ». Il est saisi, le saisit, soupèse l’album, l’ouvre et découvre. La première photo, emblématique et qui occupe toute la page, est celle dont je suis le plus fier : les mains de Bill, posées sur les cordes de sa basse. Elle a été prise le 20 juin à Roubaix, lors du sound-check. Jean-Noël, Françoise, Caro et moi sommes sur la scène, du côté gauche. Jean-Noël me file un coup de coude dans les côtes, me désignant Bill : « Tu vois pas ? - Quoi ? - Les mains ! - Quoi, les mains ? - Les mains du bassiste du plus grand groupe de l’histoire du rock’n’roll posées sur sa guitare ! ! ! Déclenche, mon vieux, déclenche ! ». Rapidement, je cerne la cible, zoome, cadre ces mains avec mon 300 mm et appuie à deux reprises sur le déclencheur. Merci Jean-Noël... Cette photo, Bill la contemple longuement. Il lit ensuite le texte que Françoise a écrit, le remerciant pour ces moments extraordinaires que nous passons avec lui, pour sa gentillesse et l’invitation à venir chez nous avec sa famille. Bill comprend le français et lit le texte, à son aise. Il est touché, ému. « That’s nice, very nice » murmure-t-il. Relèvant la tête, il me fixe et me dit : « Now, Patrick, you can ask me what you want. You’ll get it ! ». D’autres, sans doute, auraient plongé sur l’occasion. Je n’ai rien à demander à Bill. Il a l’air surpris. Il m’a offert son amitié et cela me suffit amplement. Bill continue à découvrir l’album, le commente, se moque de Tony en voyant une photo de lui en compagnie de Françoise... « Tony, you are ridiculous ! ». Tout le monde rit et Bill continue ses commentaires. Il referme l’album, me remercie une fois de plus et me salue en levant son verre ! Il passe l’album à Terry, Tony et Mike. Ce dernier le feuillette en compagnie de Sergio et de Daniel. Mike trouve les photos extraordinaires, se marre quant il découvre dans quelles positions je l’ai photographié, me certifie que c’est un merveilleux reportage et demande à pouvoir utiliser les photos pour son site. J’acquiesce avec plaisir. J’ai d’ailleurs gravé des CD pour tous les membres des Rhythm Kings et une enveloppe contenant quelques photos est destinée à chacun.
La soirée, la nuit, se poursuit. Jean-Noël offre à Bill les ouvrages qu’il a écrit, nous discutons de tout et de rien. Tony s’inquiète auprès de Bill du type de thé qu’il désire au petit déjeuner. Peu après quatre heures, Bill salue les quelques rescapés et regagne sa chambre. Mike est installé un peu plus loin avec Barnie et Andrew, les deux backliner. Andrew est le fils de Graham et profite des vacances pour accompagner son « batteur de père », tout en travaillant pour le groupe. Ces trois-là carburent à la Vodka, mais la bouteille est vide.Silebar est fermé, Carolinea néanmoins remarquéqueles bouteillessonttoujoursaccrochéesauxdoseurs !Elleleurressertunecopieuserasade !Quelquesinstantsplustard,leportable de Barnie sonne. Mike s’en empare et s’exclame « Hello, baby... yeah... thisis MikeSanchez’sspeaking...Oooooh...It’ssogoodtospeaktoyoutoo,honey... » !BarnieetAndrewsontpliésderireet martèlent le rythme sur la table. Ils ne s’arrêteront donc jamais ? Andrew insiste pour que nous les rejoignions à Monaco, pour le dernier concert qui se déroulera le 3 août au Sporting Club. Nous apprécions son offre, mais déclinons l’invitation. C’est un concert devant un parterre de gens de la « haute », lors d’un dîner. Nous n’avons ni les vêtements adéquats, ni l’envie de nous taper à nouveau 1000 bornes. Il est cinq heures, Toulon s’éveille... et nous allons nous coucher ! A 9 heures, le réveil est pénible. Le départ du bus est fixé à 10 heures trente. Dans le restaurant, nous saluons Albert qui déjeune en compagnie de son épouse. Je croise Frank, qui me remercie pour les agrandissements et les CD.
Il est content de pouvoir utiliser ce matériel pour actualiser son site. Après un rapide petit déjeuner en compagnie de Daniel, dont les yeux rouges témoignent de l’état de fatigue, nous sortons sur le perron de l’hôtel. La chaleur est déjà étouffante. Michael Jones discute avec Andy et Frank devant le car. Les premiers bagages sont chargés. Terry, Tony et Bill nous rejoignent. Alors que nous nous traînons, ce dernier est en parfaite forme ! Le rock’n’roll conserve, d’accord, mais à ce point ! Il est près de 10 heures et demie et nous commençons à prendre congé l’un de l’autre. En embrassant Françoise, Bill lui dit : « J’espère que je n’ai pas gâché vos vacances ». Incroyable ! Le moteur du car se met en route. Tout est prêt pour le départ mais...Mike manque à l’appel. « Il s’est probablement rendormi, comme d’habitude », lance Tony. « Ou bien il ne s’est pas encore réveillé ! » lance quelqu’un d’autre. Le temps passe. Terry est probablement allé le chercher, car il revient avec une valise, suivi de Mike, penaud. Flegmatique, Bill l’interpelle avec humour, typiquement britannique of course : « Tu as bu de l’alcool hier soir, pas vrai ? - Qui, moi ? s’offusque Mike (fou rire général devant son mensonge, ses mimiques. Lui-même ne peut d’ailleurs se retenir de rigoler) - Tu avais de la Vodka, du Tonic, tu as mélangé le tout et tu l’as bu, n’est ce pas ? - Mais non, pas du tout, renchérit Mike qui se signe afin de démontrer sa bonne foi (les rires reprennent de plus belle) - Allez, va dans dans le car, lui intime le Boss sur un ton paternel ». Tout cela est bon enfant, familial.

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Tony est déjà dans le car, préparant un café pour Mike qui semble en avoir bien besoin ! Accolades et embrassades une nouvelle fois. Nous nous reverrons à Londres, en novembre, pour le concert programmé au Royal Albert Hall, où nous sommes tous invités. Les mains s’agitent, la porte hydraulique du car se ferme silencieusement, et l’imposante masse s’ébranle, s’éloigne. Jean-Noël a le bon mot de la fin, comme d’habitude : « Maintenant que tous ces emmerdeurs sont partis, on va enfin pouvoir aller dormir ! ». Nous prenons nos bagages et quittons l’hôtel.

Sergio Cogoni nous a invité à dîner, dans son appartement de Toulon. Chantal, son épouse, nous accueille. Durant l’apéro, nous visionnons une cassette vidéo des Sunlights accompagnant Gene Vincent. Le film a été tourné en 1963, à l’Ancienne Belgique. Archives incroyables en noir et blanc ! Les frères Cogoni, ainsi que Jean-Paul Van Houtte, le bassiste, jouent à genoux devant Gene ! Jean-Paul, qui s’était déjà brisé le poignet peu de temps auparavant, perd l’équilibre et frappe le sol, alors que Gene, portant depuis 1955 une armature en métal à la jambe gauche, met le genou droit à terre, son autre jambe restant tendue. Jean-Paul souffre, se tord de douleur, essaie de retenir sa basse qui ne produit plus aucun son. Le poignet est à nouveau fracturé, n’est plus solidaire de la main. Les images font mal, sont atroces. Quelques minutes après, Jean-Paul est à nouveau présent, le poignet entouré d’un bandage ! Et il joue, veut jouer car il sait qu’il accompagne un mythe, de la même pointure qu’Elvis : Gene Vincent. Rock’n’Roll Suicide avant David Bowie ? Deux guitares électriques et une contrebasse trônent dans la salle à manger, ainsi que des disques d’or, de platine. Sur l’un d’eux figure l’inscription de leur firme de disque : « Remerciements, pour plus d’un million de disques vendus » ! Les Sunlights sont d’ailleurs attendus bientôt en Belgique, afin de recevoir un nouveau disque de platine pour leur dernier album, qui reprend leurs plus grands succès. Les plats de pâtes arrivent, gigantesques. Nous dégustons le vin, raisonnablement car nous devons reprendre la route. Sergio et Chantal évoquent les bons moments qu’ils ont vécu avec Jean-Noël... Rock’n’roll odyssey. L’heure du départ a sonné. Nous prenons congé des Cogoni, de Toulon. Deux jours riches en contacts, en émotions. The show must go on... et les vacances également.

Le 30 juillet, je passe un coup de fil à Jean-Noël et lui annonce le décès de Sam Phillips. Il meurt un jour avant que le Sénat américain ne désigne officiellement le Studio Sun à Memphis comme monument historique. Deux jours plus tard, le 1er août, c’est Jean-Noël qui me rappelle. La maman de Bill est décédée, à l’âge de 97 ans. Deux jours avant la fin de la tournée...

 

 

[1cf "Autant en emporte le Rock" de J-N Coghe - Le Castor Astral et EPM, 2001 - ISBN 2-85920-448-2

 

 

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